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| Un pont-passerelle pour franchir les grèves |
|  | En harmonie avec le paysage horizontal, un pont- passerelle appelé "jetée" par ses concepteurs, franchira le Couesnon et les grèves. Ligne simple, imperceptible en vision lointaine, le pont-passerelle sera porté par une succession de fines piles et conduira à un terre-plein et au Mont…
Laissant leurs voitures au parking, dans le calme et la sérénité retrouvés, les visiteurs atteindront l'ouvrage, à travers les herbus, par la digue-route remodelée sur un kilomètre. Ils iront à pied ou en navette.
De la route au pont-passerelle, le passage se fera imperceptiblement, sans rupture… Les piétons chemineront de chaque côté d'une voie centrale réservée aux navettes, décaissée de quelques centimètres. Un plancher de chêne -similaire à celui des jetées- marquera les espaces piétons. Il grisera au fil du temps et des intempéries tel bois en mer…
Equipe lauréate du concours européen : Feichtinger Architectes, Dietmar Feichtinger, Architecte, Paris / BET Schlaich, Bergermann & Partner, Stuttgart
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| Le gué, ultime étape de la traversée |
|  | C'est à pied que l'on arrivera au Mont… A l'extrémité du pont-passerelle, une cale descendra en pente douce jusqu'à un terre-plein menant les visiteurs à la porte de l'Avancée, à quelque 300 mètres de là.
À la place du parking et de la digue-route actuels, ceux-ci découvriront un espace de contemplation face aux remparts et à la baie. Et à marée haute - merveille ! - le terre-plein deviendra gué. Le Mont sera alors relié au continent par un passage surélevé qu'emprunteront, en toute sécurité, les visiteurs.
Jusqu'au coefficient 95, ce terre-plein conduira à la porte de l'Avancée puis à sa petite porte latérale (jusqu'au coefficient 103). Au-delà, un cheminement piétonnier aménagé dans les rochers, permettra encore d'accéder au Mont.
Par fort coefficient, de façon exceptionnelle quelques heures par an seulement, le flot assiégera totalement le rocher durant moins d'une heure. La symbolique du Mont Saint-Michel sera alors pleinement rétablie. |
| Une "liaison sûre et permanente" |
|  | C'est l'un des objectifs fixés par le projet, dès son lancement en 1995. La sécurité des personnes a influé sur la conception de la liaison entre le pont-passerelle et le rocher.
Même lorsqu'il sera submergé, ce qui se produira quelques heures par an lors de forts coefficients de marée, le gué pourra toujours être emprunté par des véhicules spécialisés de secours. Sa hauteur a été établie à 7,30 m pour mieux présenter les remparts et créer une insularité aux plus grands coefficients de marée, tout en assurant la sécurité du Mont et en limitant les contraintes logistiques. Pour les besoins quotidiens du Mont (livraisons, chantiers, services), des véhicules autorisés pourront emprunter le pont-passerelle et stationner provisoirement sur le terre-plein si la marée le permet.
Equipe lauréate du concours européen : Feichtinger Architectes, Dietmar Feichtinger, Architecte, Paris / BET Schlaich, Bergermann & Partner, Stuttgart
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 | | Demain - Photomontage |

 | | Demain - Photomontage |

 | | Le futur pont-passerelle, une jetée vers le Mont Projet lauréat du concours / Feichtinger architectes |
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 | | Aujourd'hui, la digue-route vient buter contre les remparts |

 | | La passerelle en bois est noyée pendant les grandes marées |

 | | Schéma de principe du gué d'accès au mont |

 | | Le gué de Feichtinger. Feichtinger Architectes, Dietmar Feichtinger, Architecte, Paris / BET Schlaich, Bergermann & Partner, Stuttgart |
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